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Redevenir consultant chez Ad's up, quand l'IA change tout

Après des années à diriger des équipes, je reprends un poste de consultant. Un arbitrage assumé, à des conditions financières moins favorables, pour rester au contact du métier au moment où l'IA générative en redéfinit les règles.

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Un mouvement qui surprend et qui se raisonne

Sur le papier, passer d'une direction marketing à un poste de consultant peut ressembler à un pas de côté. J'y vois surtout un arbitrage d'investissement et je l'ai posé comme tel.

Diriger des équipes m'avait éloigné de la pratique quotidienne. On arbitre, on priorise, on coordonne, mais on cesse peu à peu de manipuler soi-même les outils. Cet éloignement est parfaitement tenable dans un métier stable. Il le devient moins quand les fondamentaux se déplacent.

Or 2025 est précisément le moment où l'IA générative commence à modifier en profondeur le fonctionnement du search. Se remettre au contact du terrain à ce moment-là me semblait la façon la plus directe de rester pertinent pour les 10 ans qui viennent.

Ce que l'IA générative change réellement au métier

Le discours ambiant oscille entre l'annonce de la disparition du SEO et le déni du changement. Ces 2 positions sont confortables, mais je les crois fausses.

Ce qui change vraiment tient en 4 points. Les usages d'abord : une part croissante des recherches se termine sans clic, dans une réponse générée. Les méthodes ensuite : on ne travaille plus seulement une page mais des passages autonomes, susceptibles d'être extraits et cités. Les analyses également : il n'existe plus de position stable à suivre, une même question posée 2 fois donnant 2 réponses différentes. Les indicateurs enfin : la fréquence de citation et la part de voix remplacent progressivement le classement.

Je crois que ces déplacements se comprennent surtout en les mesurant soi-même, en comparant ce qu'on croyait à ce que montrent les données.

Le GEO sur des projets à fort enjeu

Cette période m'a permis de travailler le GEO sur des dossiers substantiels, notamment G7 et Rexel. 2 contextes très différents : la mobilité grand public d'un côté, la distribution B2B de l'autre.

Logo G7 TaxisLogo Rexel France
G7 et Rexel, 2 dossiers de GEO menés chez Ad's up Consulting.

L'intérêt de ces projets tient à ce qu'ils ont révélé. Sur des requêtes où une marque était solidement installée dans les résultats classiques, elle pouvait être totalement absente des réponses génératives, au profit de concurrents moins bien positionnés mais dont les contenus se prêtaient mieux à l'extraction. Ce constat, répété d'un dossier à l'autre, a beaucoup fait pour ma compréhension du sujet.

Il a aussi une conséquence pratique : la visibilité générative se joue moins sur l'autorité accumulée que sur la clarté et la structure des contenus. C'est une bonne nouvelle pour les marques qui acceptent de retravailler leur manière d'écrire.

Ce qu'une agence apporte qu'une entreprise ne peut pas offrir

Un poste en cabinet de conseil donne accès à une diversité de contextes qu'aucune entreprise ne peut proposer. En quelques mois, on voit passer des secteurs, des tailles et des maturités très différentes.

Sur un sujet aussi récent que le GEO, cette diversité vaut de l'or. Elle permet de distinguer ce qui relève d'une particularité de client et ce qui constitue une tendance de fond, distinction impossible à établir depuis un seul cas.

Un investissement qui a un coût

Pour être honnête, ce choix s'est fait à des conditions financières moins favorables que celles d'un poste de direction. C'est ce qui le rendait difficile et c'est aussi ce qui le rendait intéressant.

Car c'est exactement le raisonnement que j'applique aux entreprises que j'accompagne. Accepter un coût à court terme pour construire un actif durable, plutôt que de préserver une rentabilité immédiate au prix de sa position future. C'est vrai d'une stratégie de contenu face à l'achat de trafic, c'est vrai d'une refonte technique repoussée d'année en année et je pense que cela vaut aussi pour une carrière.

Se remettre à niveau quand le métier bouge me paraît être la condition normale d'un métier vivant. Ce qui se choisit, en revanche, c'est le moment. On peut le faire tôt, en payant le prix pendant que le marché se structure, ou tard, en payant beaucoup plus cher une fois que les positions sont prises.

J'ai choisi le premier moment. Avec le recul, je pense que c'est l'un des arbitrages les plus utiles que j'aie faits et je le referais sans hésiter.

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