Parcours Expertise Enjeux Références Blog Ressources Me contacter
Thème
Langue

Rentrer en France après dix ans à l'étranger

Après Barcelone puis Londres, je reviens m'installer en France. Une décision qui n'a rien d'un renoncement professionnel, et tout d'un arbitrage assumé entre plusieurs priorités.

Publié le  Mis à jour le 
Parcours 5 min de lecture

Dix ans, et un point de bascule

Je suis parti en septembre 2015 pour ce que j'imaginais être une expérience de deux ou trois ans. J'y suis resté près de dix, entre l'Espagne et le Royaume-Uni.

Ces années m'ont apporté exactement ce que j'y cherchais : une pratique internationale du métier, deux langues supplémentaires, une capacité à travailler avec des équipes multiculturelles. Rien de tout cela ne s'apprend en restant.

Un moment arrive pourtant où l'équation change. Non parce que l'expatriation cesse d'être intéressante, mais parce que d'autres éléments prennent du poids dans la balance.

La famille, sans faux-semblants

La raison principale est familiale, et je n'ai aucune raison de l'habiller autrement. Voir grandir un enfant loin de ses grands-parents, mesurer les kilomètres qui séparent des parents qui vieillissent, additionner les allers-retours et les rendez-vous manqués : ces choses-là pèsent, et elles pèsent de plus en plus.

Je voulais offrir à mon fils des racines quelque part, plutôt qu'une succession de villes où nous n'aurions été que de passage.

La dimension financière, dont on parle peu

Un aspect rarement abordé dans les récits d'expatriation : le coût réel de la vie à Londres. Les salaires y sont élevés, on le sait moins que le logement absorbe une part considérable de ce qu'on gagne.

À rémunération comparable en pouvoir d'achat, la qualité de vie en France s'avérait supérieure. Ce calcul, qui semble trivial une fois posé, met un certain temps à s'imposer quand on est pris dans le quotidien.

Ce que le retour change professionnellement

Revenir après dix ans, ce n'est pas retrouver le marché qu'on avait quitté. Les réseaux se sont distendus, les acteurs ont changé, et les codes du recrutement français m'étaient devenus partiellement étrangers.

L'expérience internationale, en revanche, s'avère un atout réel dès lors qu'on l'oriente vers les entreprises que cela intéresse : celles qui travaillent sur plusieurs marchés, ou qui ambitionnent de le faire.

Rentrer ne signifiait pas ralentir. Cela signifiait choisir un terrain différent.

Besoin d'aide pour appliquer
ces recommandations ?

Audit, stratégie, exécution : j'accompagne vos équipes de la théorie aux résultats.

Me contacter