En quelques mots
- BERT est déployé fin octobre 2019 et affecte une recherche sur dix en anglais aux États-Unis.
- Le modèle lit une requête dans les deux sens : les prépositions et les négations prennent enfin leur sens.
- Il agit sur la compréhension de la requête et les extraits optimisés, sans remplacer les autres signaux.
- Aucune optimisation dédiée : ce qui compte est d'écrire dans une langue naturelle.
Le problème que BERT résout
Prenez l'exemple que Google a lui-même publié : une recherche portant sur un voyageur brésilien souhaitant se rendre aux États-Unis en 2019. Avant BERT, le moteur ignorait largement le mot indiquant la direction du déplacement et renvoyait des résultats destinés aux Américains voulant aller au Brésil. Le sens était inversé.
C'est exactement le type d'erreur que les référenceurs constataient depuis des années sans pouvoir le nommer. Les mots grammaticaux, prépositions, négations, connecteurs, étaient traités comme du bruit. Or ce sont eux qui portent souvent le sens.
BERT lit une requête dans les deux sens simultanément, en tenant compte de ce qui précède et de ce qui suit chaque mot. D'où son nom, qui insiste sur cette bidirectionnalité. Un mot n'a plus un sens fixe, il a un sens dans son contexte.
Où il agit, et où il n'agit pas
Deux précisions importantes, souvent perdues dans les commentaires.
BERT intervient sur la compréhension de la requête et sur la sélection des extraits optimisés. Il ne remplace pas les autres signaux de classement : la popularité, la fraîcheur, la pertinence globale de la page continuent de peser exactement comme avant.
Il concerne d'abord les requêtes longues et conversationnelles. Sur une recherche de deux mots, il n'y a pas grand-chose à désambiguïser. Le gain se concentre sur les formulations où la structure grammaticale porte l'intention, et ces requêtes progressent avec la recherche vocale.