En quelques mots
- Google annonce le 4 novembre 2016 un index construit à partir de la version mobile des sites.
- Conséquence directe : ce qui n'est pas sur votre version mobile cesse d'exister pour le moteur.
- Les sites qui allègent leur version mobile en retirant texte, liens ou données structurées sont les plus exposés.
- Les domaines mobiles séparés demandent une vérification des correspondances dans les deux sens.
La différence avec avril 2015
En 2015, Google ajoutait un critère de classement pour les recherches sur mobile. L'index restait construit à partir de la version bureau des pages.
Cette fois, c'est la source qui change. Google explorera, indexera et classera à partir de ce que voit un utilisateur mobile. La version bureau cesse d'être la référence.
La conséquence tient en une phrase, et elle mérite d'être répétée : ce qui n'est pas sur votre version mobile n'existera plus du point de vue du moteur.
Le piège des sites qui allègent leur version mobile
C'est ici que beaucoup vont se faire surprendre, et je le vois déjà sur plusieurs projets.
Une pratique répandue consiste à alléger la version mobile pour gagner en rapidité : on retire des blocs de texte jugés secondaires, on supprime des liens de navigation, on simplifie le pied de page. La logique paraît saine côté expérience. Elle devient coûteuse le jour où cette version devient la référence.
Les trois écarts que je vérifierais en priorité : le contenu textuel, qui doit être identique sur les deux versions ; les liens internes, souvent réduits dans un menu mobile replié ; et les données structurées, fréquemment présentes uniquement sur le gabarit bureau.
Un contenu replié dans un accordéon reste pris en compte, Google l'a confirmé à plusieurs reprises. Un contenu retiré du code mobile, non. La distinction est essentielle.